Sécurité routière : des dos d’âne construits devant les entrées de l’université de Bouaké

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Des dos d’âne sont visibles depuis ce mardi 10 aout 2021 sur le boulevard de la reine Pokou, précisément devant les entrées principales des campus 1 et 2 de l’université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké.

La construction de ces dos d’âne intervient au lendemain d’une marche de protestation des étudiants de Bouaké qui réclamaient plus de sécurité routière aux abords de leur université.                                                           

Selon des chiffres fournis par le Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI), au moins 8 personnes ont été tuées au cours de ces deux dernières années à la suite d’une vingtaine d’accidents sur le tronçon reliant les deux campus.

La réalisation de ce dispositif spécial a été vivement saluée mardi après-midi par le secrétaire général adjoint 1 (SGA1) du CEECI, Zana Coulibaly, qui s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée au campus 2 de l’UAO.

Aperçu des dos d’âne installés devant les entrées des campus 1 et 2 de l’UAO

« Hier, lundi 09 août, la ville de Bouaké a connu un déferlement d’élèves, étudiants et étudiantes dans les rues, avec un seul et commun objectif : celui de crier leur ras-le-bol face aux multiples accidents de la circulation qui interviennent sur la voie qui passe devant les campus 1 et 2 de l’université Alassane Ouattara », a rappelé le SGA1 du CEECI, avant de qualifier de miraculeux la promptitude avec laquelle les autorités de la ville ont répondu à leurs préoccupations.

« Il y a désormais des dos d’âne sur notre voie. Quel miracle, oui, quel miracle. Notre préfet de région est un prophète. Aucun qualificatif aussi mélioratif qu’il soit né porte suffisamment de sens pour le qualifier ni pour le remercier de cette pro activité et de ce pragmatisme. Grand merci au préfet de région Tuo Fozié et au maire Nicolas Djibo », s’est-il réjoui.

Zana Coulibaly a ensuite conclu sa conférence en levant le mot d’ordre d’arrêt des activités académiques préalablement lancé par son syndicat.

Eliezer Rodemi

Marche de protestation d’étudiants à Bouaké pour dénoncer l’insécurité routière aux abords de l’université

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI) a organisé ce lundi 9 aout 2021 à Bouaké, une marche de protestation pour exiger plus de sécurité sur la voie publique menant aux campus 1 et 2 de l’université Alassane Ouattara (UAO), où « des étudiants et élèves sont de plus en plus victimes d’accidents mortels ».

Partie de la préfecture de police au centre-ville, la procession composée de plusieurs centaines d’étudiants s’est ensuite ébranlée vers la préfecture de région au nord de Bouaké, perturbant ainsi la circulation sur un bon tronçon de la nationale A3.

« On veut juste traverser», « On veut des feux tricolores » ou encore « Les élèves meurent le CEECI n’est pas content », « Le CEECI dit non à l’insécurité routière », pouvait-on lire sur des bouts de cartons brandis par les manifestants.

« Ce qui explique notre  présence  aujourd’hui à la préfecture de région, c’est que sur le boulevard entre  les campus 1 et 2 de l’université Alassane Ouattara,  nous constatons un nombre croissant du taux d’accident c’est pour ça que nous sommes là aujourd’hui pour dire aux autorités que trop c’est trop », a fait remarquer à la presse, le secrétaire général adjoint 1 (SGA1) du CEECI, Zana Coulibaly.

« Nous avons demandé au préfet que les dispositions les plus sérieuses soient prises dans l’immédiat pour freiner le taux d’accident et faire de telle sorte que nous évitions les pertes en vie humaine que nous enregistrons quotidiennement sur cette voie », a-t-il poursuivi, soulignant que des propositions concrètes ont été faites pour la résolution de ce problème. Il s’agit entre autres selon le SGA1 Coulibaly, de la pose de dos d’âne et de feux tricolores aux endroits stratégiques de ce boulevard de la reine Pokou menant dans plusieurs villes environnantes dont Béoumi, Sakassou et Botro.

 « Le préfet a dit qu’on devait attendre dans 24 heures et nous allons observer les 24 heures et faire confiance à nos autorités et nous savons compter sur eux pour la résolution de nos problèmes », a-t-il ajouté avant de lancer un message à ses camarades étudiants.

 «Ce que nous pouvons dire à nos amis, c’est que le combat a commencé, nous n’allons pas baisser les bras et nous sommes prêts à aller au bout pour que les dispositions soient prises dans la discipline.  Je demande à mes amis de rester rattaché aux valeurs de la République », a-t-il conclu.

Les étudiants se sont ensuite dispersés dans le calme à la suite de cette promesse du préfet de région de Bouaké, Tuo Fozié qui était accompagné par Nicolas Djibo, le maire de la commune.

 Eliezer Rodemi

Plus de 800 permis de conduire suspendus en Côte d’Ivoire

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Quelque huit-cent-dix permis de conduire ont été retirés à leurs titulaires depuis 2018 en Côte d’Ivoire, pour des infractions routières, a appris Bouaké360 de source officielle.

L’annonce a été faite, le jeudi 28 janvier 2021, par la Commission spéciale de suspension et de retrait du permis de conduire du ministère des transports, au terme de sa 1ère session de l’année 2021.

Cette réunion présidée par le directeur de la circulation Lucien Tiessé, a été l’occasion pour la commission de plancher sur 19 dossiers, indique un bulletin d’information du ministère des transports.

A la suite de ces délibérations, souligne le texte, 18 permis de conduire ont été sanctionnés dont 4 permis à 10 ans de suspension, 4 autres à 5 ans et 3 permis à 6 mois ferme. Quand au 12è il a écopé de 3 mois ferme de suspension. Sur les 6 restants 2 permis ont été sanctionnés avec sursis et 4 permis ont été restitués à leurs titulaires.

Les 18 permis de conduire retirés portent désormais à 810 le nombre total de permis suspendus depuis la réactivation de la commission spéciale de suspension et de retrait du permis de conduire en décembre 2018, conclut le document.

L’imprudence sur la route, l’excès de vitesse, le défaut de maîtrise et la conduite dangereuse, sont entre autres quelques causes fréquentes du retrait des permis de conduire en Côte d’Ivoire.

Selon des chiffres officiels, la route fait chaque année en moyenne 600 tués et 13000 blessés en Côte d’Ivoire.

L’Office national de sécurité routière (OSER), soutient quand à lui que les facteurs humains liés aux comportements des conducteurs sont à 94% à l’origine de l’insécurité routière en Côte d’Ivoire. Il suffirait que les usagers respectent le code de la route, les principes simples et élémentaires de la sécurité routière pour que ces accidents puissent être évités, estime cet organisme gouvernemental chargé de la sécurité routière.

Cheik Koné