Election au CEECI : le discours d’orientation du nouveau SG national Ouattara Klebien Guevara

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Ouattara Klebien Jacob dit « général Guevara » a été élu le samedi 27 novembre 2021, nouveau secrétaire général national du Comité des Élèves et Étudiants de Côte d’Ivoire(CEECI), à l’issue du 4è congrès de ce syndicat estudiantin fortement représenté dans les zones ex- centre nord et ouest (CNO) de la Côte d’Ivoire. Il remplace à ce poste Traoré Karamoko dit « général TK ». La rédaction de Bouake360 vous propose l’intégralité de son discours d’orientation.

Ouattara Klebien Jacob alias Guevara (micro en main) nouveau SG national du CEECI

Très honorables invités, en vos rangs, grades et qualités ; tout protocole rigoureusement respecté.

Chers camarades,   

Vous venez de me m’investir en tant que Secrétaire Général National du Comité des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire (CEECI), moi, ainsi que l’ensemble des membres du bureau qui travailleront à mes côtés durant cette mandature. Je tiens à vous remercier très chaleureusement de la confiance que vous m’accordez ainsi que celle témoignée au bureau exécutif qui assurera la gouvernance de notre structure. La responsabilité que vous me confiez est un honneur dont je mesure la grandeur. Avant de continuer de m’étaler par le verbe, permettez-moi tout d’abord de remercier chaleureusement les anciens du CEECI, à leur tête le National, Dr Konaté Moussa dit le First, qui ont démontré dernièrement leur affection sans condition pour la structure qu’ils ont fondée. En effet, leur présence sur l’espace de Bouaké a été d’une grande utilité, que d’ailleurs, nous, tenants actuels du CEECI avons plus d’une fois reconnus et saluer. Le CEECI leur doit l’effectivité et l’accomplissement de ce congrès. Je vous demande donc de les ovationner. Cher aînés, nous sommes fiers de vous. Sachez que vous avez laissé de la graine. Vos efforts ne seront pas vains, car nous comptons assurer valablement la relève et protéger les acquis de notre structure commune. À leur suite je voudrais remercier le bureau sortant du CEECI, géré par monsieur Traoré Karamoko dit le National T K. Cher Secrétaire Général National, très cher Soundjata, tu as été ce meneur infatigable qui a pu et su tenir le navire CEECI dans un contexte non seulement de paix national, mais de pacification des espaces universitaires, comme l’ont souhaité les autorités d’alors qui redoutaient probablement des théâtres sombres dans les milieux estudiantins. Grâce à vous, le crédo de la maturité syndicale a connu toutes ses lettres de noblesse, car en bon capitaine, vous avez veillé scrupuleusement à l’héritage que vous ont cédé nos aînés jusqu’aujourd’hui. Félicitations à vous. À nos invités venus d’ailleurs, permettez-moi de vous apporter au nom du CEECI, mon salut fraternel et toute mon amitié. Il serait par ailleurs ingrat de ne pas formuler des remerciements à nos partenaires qui nous suivent d’année en année avec fidélité, constance et qui contribuent aussi à réalisation de nos différentes activités. Je salue aujourd’hui la présence de toutes ces personnes d’exceptions dans la salle.

Je voudrais au nom de toute l’équipe qui a cru en moi et surtout en mon projet d’accéder à la tête de la communauté écolière et estudiantine, dire merci. Au comité d’organisation, avec à sa tête, son président, Monsieur Diomandé Ben Moustapha, dit National Borino. Vous venez de démontrer une fois de plus votre savoir-faire, félicitations à vous, très chers camarades. Aux camarades congressistes du CEECI, je veux singulièrement saluer votre abnégation de tous les jours à croire en la lutte. Vous avez aujourd’hui assuré le succès d’affluence de ce congrès, merci à vous. Durant toutes ces années, vous avez été plusieurs à sentir, à vivre, et même à compatir aux instants fiévreux de notre structure. Nous nous apprêtons comme ce fut pour le National TK, il y a de cela quelques années à tenir le témoin du futur. Mais, de quel futur s’agit-il ? Il s’agit du futur du CEECI, il s’agit de notre futur en tant que défenseur des intérêts moraux et matériels des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire. Mes chers camarades, la période dans laquelle nous entrons nous oblige à encore plus d’attention et de responsabilité. La communauté scolaire et estudiantine a plus que besoin d’un CEECI fort et sûr de son destin.

Elle a besoin d’un CEECI qui porte haut leurs attentes et leurs espoirs. Elle a besoin d’un CEECI qui sache proposer des solutions novatrices, claires et cohérentes en accord avec les attentes légitimes et constructives des élèves et étudiants de notre beau pays. Sans toutefois vous rappeler le cahier de charge d’un syndicaliste élève et étudiant, je veux vous notifier néanmoins qu’il est de sa responsabilité de syndicaliste de parvenir à faciliter une coexistence pacifique, à offrir un équilibre harmonieux à ses pairs de la classe scolaire et estudiantine. Aussi, faut-il ajouter la protection des biens et services, directs et indirects qu’offrent la tutelle et maintenir la qualité de vie et conditions souhaitables pour tous les élèves et étudiants sans exception. Camarades, si au CEECI, les avancées et acquis ont été légions ces dernières années, le manque à combler continue de demeurer. Ne dit-on pas qu’à chaque génération sa lutte ? Nos prédécesseurs ont contribué, à leur manière, à satisfaire les besoins d’hier. D’ailleurs, pour eux, nous ne tarirons jamais d’éloges, car ils ont taillé une stature particulièrement exceptionnelle à la structure.

Cependant, aujourd’hui, d’autres besoins se posent avec acuité. Les étudiants et élèves ivoiriens rencontrent chaque jour des problèmes qui doivent être de nature à activer notre capabilité et notre sens aigu du militantisme. Et mon souhait durant cette gestion est de prendre tous les avis possibles pour construire solidairement un appareil syndical fièrement destiné à servir la cause publique.

Notre crédo, accompagné de ce slogan novateur et quelque peu intrigant pour certains, « Une École Nouvelle dans un Esprit Nouveau » ; a un seul objectif. Celui d’être un collaborateur à l’écoute, certes, des préoccupations sociales, scolaires et académiques de nos condisciples, mais surtout de nous poser comme une interface d’écoute active de l’autorité pour créer un creuset synergique, communicatif dans la perspective de donner la plus grande chance d’aboutissement de nos requêtes et promouvoir une nouvelle forme de relation avec notre tutelle. Camarades, ne me voyez pas dans la peau d’un soliste en quête d’un piédestal pour hisser son égo à une dimension narcissique. Appréciez ma volonté dans la posture d’un représentant imbibé d’un altruisme solidaire dont le constant leitmotiv sera de militer pour l’ensemble, dans un élan du service public.

Juger moi aux résultats de toutes les actions que nous allons initier ensemble, car mon seul objectif est de servir la cause scolaire et estudiantine pour que l’élève et l’étudiant, c’est-à-dire vous et moi soyons vu autrement et positivement autrement.

Que Dieu bénisse le CEECI, les Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire, ainsi que tous les acteurs du système scolaire et universitaire ivoirien.

Vive la lutte ! Vive le CEECI ! Vive l’École ivoirienne !

Je vous remercie.

 Pour rappel, c’est le ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Professeur Adama Diawara qui a ouvert le 4e congrès électif du comité des élèves de Côte d’Ivoire(CEECI), tenu les 27,28 novembre 2021.

Un sujet de SEREKET Florent

Ouverture à l’université de Bouaké du 4è congrès du CEECI

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, le Professeur Adama Diawara, a procédé le vendredi 26 novembre 2021, à l’amphi KF du campus 1 de l’Université Alassane Ouattara (UAO) de Bouaké, à l’ouverture du 4e congrès électif du Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI).

Une vue de la salle à l’ouverture du congres du CEECI

Ce congrès a pour objectif de renouveler les instances de gestion de cette structure scolaire et estudiantine fortement représentée dans les zones ex- centre nord et ouest (CNO).

Le ministre Adama Diawara, parrain dudit congrès s’est adressé aux étudiants en leur expliquant les nombreux sacrifices que fait l’état pour le bon fonctionnement du système éducatif ivoirien, surtout la sous-section enseignement supérieur.

« Il faut que nos chers apprenants sachent que l’état de Côte d’Ivoire fait énormément pour le système éducatif de façon générale et pour le sous-secteur de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique de façon particulière. J’ai même égrainé à l’ endroit des étudiants un certain nombre d’actions, un certain nombre de réalisations effectuées par le gouvernement. Il faut que nos jeunes frères, nos étudiants lorsqu’ils font des revendications, il faut qu’ils en tiennent compte, qu’ils sachent que l’état fait beaucoup pour le système éducatif », a-t-il affirmé.

Le SG national sortant du CEECI, Traoré Karamoko alias général TK au pupitre

Le secrétaire général national sortant, Traoré Karamoko alias général TK a remercié le ministre Diawara pour son soutien constant à cette structure.

« Je voudrais remercier le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique pour son écoute attentive à nos problèmes et pour s’être fait d’office, parrain de toutes les activités en lien avec son ministère ».

Ce 4e congrès du CEECI verra la désignation du 3e secrétaire général national de cette structure le samedi 27 novembre 2021.

SEREKET Florent

Les étudiants ivoiriens invités à l’entrepreneuriat face au manque d’emploi à la fonction publique

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le secrétaire général national du Comité des élèves et étudiants de Côte d’Ivoire (CEECI), Traoré Karamoko alias général TK, a invité, le jeudi 6 mai 2021 à Bouaké, les étudiants ivoiriens à se tourner de plus en plus vers l’entrepreneuriat dans le secteur privé face au manque d’emploi à la fonction publique.

Il s’exprimait à l’occasion de la 3è édition de la journée de l’entrepreneuriat organisée par la coordination régionale des grandes écoles, universités privées et des établissements techniques et professionnels au compte du CEECI section « Goly ».

Prenant la parole devant des centaines d’étudiants au Centre culturel Jacques Aka de Bouaké, le secrétaire national du CEECI a invité les uns et les autres à entreprendre car aujourd’hui, comme on le constate partout, dira-t-il « la fonction publique n’arrive plus à embaucher le maximum de nos camarades ».

« Au-delà de la fonction publique, on s’est dit qu’il fallait initier ce genre d’activité pour exhorter nos camarades des universités à prendre conscience que l’entrepreneuriat reste une option d’emploi qui nous permet de subvenir à nos besoins et même à ceux de nos familles », a ensuite expliqué le général TK.

Placée sous le thème : « L’importance d’un mentor ou d’un carnet d’adresses dans la création d’une entreprise », cette 3è édition de la journée de l’entrepreneuriat a eu pour clou une conférence publique animée par Tuo Kolo Rémy, Docteur en Administration des affaires.

S’expliquant sur le choix du thème, Dr Tuo a démontré l’importance capitale que cela revêt, dans la mesure où « nous sommes dans un contexte où la jeunesse est encouragée à entreprendre ».

« Nous voyons beaucoup de jeunes qui se lancent dans l’entrepreneuriat sans avoir des orientations claires, et nous pensons que le mentor dont il s’agit, est cette personne qui a déjà une expérience dans le domaine de l’entrepreneuriat, qui a des acquis, et qui va servir de modèle, d’exemple et même de guide afin de permettre au nouveau entrepreneur d’éviter certaines erreurs qu’on appelle des erreurs de débutant », a-t-il relevé.

Pour Siaka Coulibaly, le coordonnateur régional du CEECI dans les grandes écoles et établissements de l’enseignement technique et professionnel de la région de Gbêkê, ce n’est qu’une question de logique que de parler d’entrepreneuriat à des étudiants dont le premier débouché se trouve dans les entreprises.

« Notre lutte syndicale n’est pas seulement d’aller siffler dans les écoles, mais aussi d’inculquer des valeurs entrepreneuriales à nos condisciples pour qu’au sortir de leur cursus scolaires, ils puissent s’insérer dans la vie professionnelle ou créer leur propre entreprise », a-t-il fait remarquer à ce sujet.

Le Comité des Elèves et Etudiants de Côte d’Ivoire, structure scolaire et estudiantine fortement représentée dans les zones ex Centre Nord et Ouest mène depuis plusieurs années des actions sur le civisme, la lutte contre des maladies et la promotion l’entrepreneuriat.

Eliezer Rodemi