Hausse généralisée du prix de l’huile à Bouaké

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le prix de l’huile de palme connaît depuis quelques jours une hausse généralisée sur les différents marchés de Bouaké, a constaté un journaliste de Bouaké360, vendredi 08 janvier 2021, dans la deuxième ville ivoirienne.

Dans les différents quartiers de la ville, la bouteille d’huile de palme raffinée de 90cl est revendue à 1100 F CFA contre 1000 F CFA avant l’augmentation, soit une hausse de 100 francs. Le même constat est fait avec la bouteille de 1 litre et demie qui est passée de 1500 à 1650 voire 1800 F CFA, ce qui représente une hausse allant de 150 à 300 FCFA, selon les lieux. Quant à la présentation de 3 l, elle est négociée en ce moment à 3500 au lieu de 3000 F CFA, il y a quelques jours. De son côté, la bouteille de 5 l qui coûtait 4500 est achetée aujourd’hui à 5500 voire 6000 F CFA, soit un bon en avant de 1000 ou 2000 FCFA.

Dans les mêmes boutiques de quartiers, le prix au détail connaît le même sort. Ainsi, le litre d’huile qui était cédé à 800 est passé à 1000 FCFA. « Le bidon d’huile de 25 l que nous achetions à 17500 F nous est revendu par nos grossistes actuellement à 23000 F CFA, soit près de 5000 F d’écart en l’espace de quelques jours. C’est ce qui explique le changement du prix au détail », fait remarquer Mahamoud, un boutiquier du quartier Sokoura, à l’est de la ville.

Pour sa part, dame Touré, ménagère au quartier Dar-es-Salam, dans le nord de Bouaké, dit ressentir « durement cette hausse vertigineuse » du prix de l’huile. « Je ne fais que de la friture les soirs. J’utilise à cet effet en moyenne 1 litre d’huile pour 2 ou 3 jours maximum pour ma maisonnée d’une vingtaine de tête. Calculez avec moi et vous allez vous rendre compte que je me trouve en ce moment à résoudre un véritable casse-tête tous les soirs avec cette affaire d’augmentation», lance-t-elle, accablée.

Même son de cloche, du côté des grandes surfaces de la ville qui affichent pratiquement les mêmes prix, avec souvent quelques francs de plus ou de moins que chez les détaillants des quartiers.

Cette augmentation est une répercussion du cours mondial de l’huile de palme, explique, un communiqué officiel du Conseil national de la lutte contre la Vie chère du ministère du commerce. « La Côte d’Ivoire, à l’instar des autres pays tels que le Sénégal, n’échappe pas à cette hausse conjoncturelle au niveau mondial », fait savoir le ministère du commerce dans cette note, avant de rassurer les consommateurs ivoiriens qu’il travaille de concert avec les industriels pour amoindrir l’impact du coût de la hausse mondiale du prix de l’huile.

Nouvel an 2021/ Flambée du prix du poulet à Bouaké

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le prix du poulet connaît une hausse généralisée sur les différents marchés de Bouaké, à quelques heures des festivités marquant le Nouvel an 2021, a constaté un journaliste de Bouaké360, sur place, mercredi, dans la deuxième ville du pays.

Au marché principal de poulet au Centreville, le prix de la volaille varie entre 4000 et 8000 FCFA, selon les espèces contre 3000 et 6000 FCFA à la même période en 2019.

Le même constat est fait dans les différents points de vente de fortune installés à travers la ville, où, les quelques rares poulets de chair encore visible se négocient entre 4500 et 5000 FCFA. Généralement revendue entre 3000 et 3500 FCFA, le prix de la pondeuse à quant à lui grimper à 4000 voire 4500 FCFA, selon les lieux.

Dame Yao, une mère de famille, venue faire sa provision de volailles au rond point de la gare routière reste sans voix devant les prix égrenés par le vendeur en face d’elle. « Si vous ne voulez pas qu’on fête cette année dites nous en même temps », martèle-t-elle, furieuse, avant de se tourner vers un autre vendeur.
Mme Yao rentrera-t-elle à la maison avec son poulet bien en main malgré son budget de 3000F francs en poche ?

« C’est possible mais pas du tout sûr, vue la tendance actuelle du marché, ou, la demande est plus forte que l’offre », nous répond, Sidibé, revendeur ambulant. Selon ce fermier, qui écoule sa propre production, « cette difficulté s’explique par la chute de la production à Bouaké et ailleurs dans le pays due essentiellement à la Covid 19 parce que les poussins importés arrivent par compte goute sur le marché ivoirien ».

Néanmoins, estime pour sa part, Moussa Traoré, retrouvé en pleine négociation avec un revendeur au quartier Air France, « c’est vraiment une obligation pour moi d’offrir au moins un poulet à ma petite famille et un autre à ma belle famille ». « C’est une question d’honneur », fait-il remarquer ensuite, avant de conclure « et cela n’a pas de prix pour moi, c’est dur c’est vrai mais j’ai eu le temps de laisser un de sou à côté pour faire revenir un peu de sourire dans ma maisonnée ».