Côte d’Ivoire: décès d’Amadou Soumahoro, président de l’Assemblée nationale

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le Président de l’Assemblée nationale ivoirienne, Amadou Soumahoro, est décédé samedi à Abidjan à l’âge de 69 ans.

L’annonce officielle a été faite par le président Alassane Ouattara dans un communiqué.

« J’ai la profonde douleur de vous annoncer le décès ce samedi 07 mai 2022 du président de l’Assemblée nationale, mon jeune frère Amadou Soumahoro », écrit Alassane Ouattara dans le communiqué.

« Je rends hommage à un grand homme d’Etat dont l’engagement et le parcours politique ont marqué notre pays », poursuit le chef de l’Etat ivoirien selon qui « la Côte d’Ivoire perd un valeureux fils, un homme de conviction et de devoir ». 

« Je perds un compagnon fidèle, un ami loyal et dévoué », ajoute M. Ouattara, présentant  en cette douloureuse circonstance, ses « condoléances les plus émues » à la famille et aux proches du défunt.

Elu Président de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire le 7 mars 2019, Amadou Soumahoro a été éloigné de cette institution par la maladie. Son intérim était jusque-là assuré par Adama Bictogo.

Il était le député de la circonscription électorale de Séguéla sous-préfecture, Bobi-Diarabana commune et sous-préfecture.

Cheik Koné

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Pas de loi sur l’homosexualité en Côte d’Ivoire (Député)

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le député-maire indépendant de Tiassalé, le journaliste Assalé Tiemoko Antoine, a indiqué, mardi 30 novembre 2021 qu’il « n’y a jamais eu de projet de loi portant homosexualité au parlement » ivoirien.

Une vue de l’Assemblée nationale de Côte d’Ivoire

Il s’exprimait sur sa page officielle facebook, au terme de la session plénière du parlement ivoirien, à laquelle il a participé ce mardi matin.

« Il n’y a jamais eu de projet de loi portant homosexualité au parlement. Il n’y a aucune loi dans ce sens en Côte d’Ivoire », a affirmé l’honorable Assalé Tiemoko, dans son texte.

« La notion d’orientation sexuelle, retirée en commission, n’est pas réapparue en plénière comme promis par le commissaire du gouvernement, le 28 septembre. Le texte a donc été adopté à l’unanimité des députés », a-t-il ajouté.

La séance plénière du jour a donc été bouclée, a-t-il fait savoir, après l’adoption à l’unanimité, du projet de loi portant budget 2022 de l’Etat et celui portant code pénal.

« Passons à autre chose », a conclu M. Assalé, en direction des populations, après la vive polémique suscitée par le projet de révision de l’article 226 du Code pénal perçu comme un pas vers la légalisation du mariage des personnes homosexuelles en Côte d’Ivoire.

Hier lundi, à la veille du vote de ce projet de loi, la Fédération évangélique de Côte d’Ivoire (FECI) avait animé une conférence de presse pour faire pression sur les députés. L’organisation religieuse qui soupçonnait une tentative de légaliser l’homosexualité dans le pays, avait invité les députés à maintenir le retrait de la notion d’« orientation sexuelle » dans le texte.

En octobre dernier, les discussions autour de la nouvelle formulation de l’article 226 du Code pénal avaient fait polémiques dans le pays. En cause, l’ajout de l’« orientation sexuelle » dans la définition juridique des types de discrimination. La mouture proposée par le gouvernement à l’origine de cette modification de la loi pénale suggérait de « qualifier de discrimination, toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur l’origine nationale ou ethnique, la race, (…) l’orientation sexuelle (…) qui a pour but de compromettre la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice, dans les conditions d’égalité des droits de l’homme et des libertés fondamentales dans les domaines politique, économique, social, culturel ou dans tout autre domaine de la vie publique ».

Cheik Koné