Le milliardaire Sud-africain Patrice Motsepe élu président de la CAF

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Le milliardaire Sud-africain, Patrice Motsepe a été élu par acclamation ce vendredi 12 mars 2021 à Rabat (Maroc), pour un mandat de quatre ans à la tête de la Confédération africaine de football (CAF).

Cette élection n’était qu’une formalité après le retrait à la course à la présidence du Sénégalais Augustin Senghor, du Mauritanien Ahmed Yahya et de l’Ivoirien Jacques Anouma.

Patrice Motsepe, 59 ans succède ainsi au Malgache Ahmad Ahmad. Ce dernier ayant été suspendu 2 ans de toute activité liée au foot par la Fédération international de football association (FIFA).

Homme d’affaires, Motsepe est également le président de Mamelodi Sundowns FC depuis 2004. Ce club basé à Pretoria dans la capitale Sud-africaine a remporté la Ligue des champions de la CAF en 2016 et la Supercoupe d’Afrique en 2017.

Le nouveau patron de la CAF est l’une des plus grandes fortunes d’Afrique. Sa richesse est évaluée à 3 milliards de dollars selon Forbes. Cet ancien avocat s’est enrichi grâce à l’exploitation de mines. Il est le beau frère de l’actuel président de l’Afrique du Sud, Cyril Ramaphosa,

Cheik Koné

France : Nicolas Sarkozy condamné à 3 ans de prison

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L’ancien chef de l’Etat français Nicolas Sarkozy a été condamné lundi 1er mars 2021 à Paris à trois ans d’emprisonnement, dont un an ferme, pour corruption et trafic d’influence dans l’affaire dite «des écoutes».

L’affaire des écoutes a été révélée en 2014 suite à plusieurs interceptions téléphoniques entre l’ancien président de 66 ans et son avocat Thierry Herzog.

Cheik Koné

Sécurité nationale : La création d’un ministère chargé de l’état civil recommandée par des experts

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Des experts réunis du 10 au 13 février 2021 à l’université Alassane Ouattara de Bouaké autour d’un colloque international ont fortement recommandé la création d’un ministère chargé de l’état civil au sein des pays africains. Ce qui contribuera dit-on avec d’autres reformes à mener à renforcer la sécurité nationale mais aussi transfrontalière sur le continent.

L’état civil « se porte mal » dans plusieurs pays d’Afrique et « nul n’est à l’abri de l’insécurité que cela provoque (…) L’état civil est le grand malade de nos Etats», ont soutenu à l’unanimité dans un document de synthèse les panelistes présents à ce colloque de 4 jours sous le thème « état civil et sécurité nationale ».

C’est pourquoi, devant les nombreuses insuffisances de l’état civil relevées au cours des 7 panels qui ont composés l’ossature de ce colloque international, les différents communicants venus du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Mali ont fait des recommandations dont la création d’un ministère chargé de l’état civil qui aura pour mission de renforcer le cadre institutionnel de la lutte contre l’insécurité.

La création d’une commission de réforme de l’état civil, l’organisation de séances de formations des officiers et agents d’état civil et des forces de maintien de l’ordre par des modules en lien avec état civil et sécurité ainsi que le renforcement et l’effectivité du contrôle judiciaire des registres d’état civil sont les autres recommandations faites par les experts dans le volet des reformes institutionnelles à apporter.

Au titre du volet des modalités d’enregistrement et de conservation des faits d’état civil, les experts ont recommandé l’informatisation, la digitalisation et la numérisation de l’état civil. Il s’agit selon eux, d’adapter l’état civil aux exigences sécuritaires, de temps, d’accessibilité en utilisant les nouvelles technologies de l’information et de la communication dans sa gestion. En outre, Il s’agit concrètement ont-ils ensuite expliqué, d’archiver électroniquement les enregistrements des faits d’état civil, de donner la possibilité aux usagers de faire leur demande d’extrait d’acte de naissance via le web sur des plates- formes sécurisées.

La gratuité des deux premiers extraits d’acte de naissance en vue d’inciter les populations réfractaires à faire les déclarations, le rabais des coûts des autres déclarations (mariage et décès) d’une part et d’autre part rapprocher les services d’état civil près des populations à travers la création de centres secondaires ou de détachements de centre d’état civil dans les localités les plus éloignées des centres principaux, figurent parmi les recommandations principales de ce volet consacré à la gestion de l’état civil. Toujours dans le cadre de ce volet, les spécialistes demandent d’associer les services sanitaires et la chefferie traditionnelle à la collecte des données d’état civil.  

Quant au dernier volet consacré à la sensibilisation et formation des acteurs sociaux, les panelistes ont recommandé d’introduire des modules de formation sur l’état civil dans la formation des agents de mairie, de sensibiliser les populations à travers des campagnes d’information de masse et d’instituer l’état civil comme une discipline fondamentale dans la formation en droit.

Organisé par le Centre Africain d’Histoire du Droit, des Institutions et des Idées Politiques (CAHDIIP) en partenariat avec la fondation allemande Konrad Adenauer Stiftung, ce colloque qui a regroupé des experts venus du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Mali a dressé l’état des lieux de l’état civil dans ces différents pays avant de proposer des pistes de solutions à cette problématique qui englobe « état civil et sécurité nationale» et transfrontalière.

Cheik Koné et Sercom UAO

L’état civil « se porte mal » en Afrique et « nul n’est à l’abri de l’insécurité que cela provoque » (Experts)

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L’état civil « se porte mal » dans plusieurs pays d’Afrique et « nul n’est à l’abri de l’insécurité que cela provoque », ont indiqué à l’unanimité plusieurs experts réunis du 10 au 13 février 2021 à l’université Alassane Ouattara de Bouaké autour d’un colloque international sous le thème « état civil et sécurité nationale ».

Organisé par le Centre Africain d’Histoire du Droit, des Institutions et des Idées Politiques (CAHDIIP) en partenariat avec la fondation allemande Konrad Adenauer Stiftung, ce colloque qui a regroupé des experts venus du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Mali a été l’occasion de faire l’état des lieux de l’état civil dans ces 4 pays d’Afrique avant d’aboutir à l’énoncé de solutions ou de pistes de solutions, voire comment améliorer l’existant.

Selon les différents panelistes qui se sont succédé à la tribune, le constat est sans appel, « l’état civil se porte mal et nul n’est à l’abri de l’insécurité que cela provoque ». Tous les communicants, du Cameroun, de la Côte d’Ivoire, de la Guinée et du Mali tirent la même conclusion et traite l’état civil de « grand malade » de nos Etats. Ce mal de l’état civil touche tous ces aspects que sont les enregistrements des faits d’état civil, la sincérité, la fiabilité de ces enregistrements et leur archivage, ont-ils fait remarquer.

Pour ces experts, les causes de cet état de l’état civil sont multiples. Il s’agit entre autres de causes qui ont rapport à la perception que les populations se font de l’état civil et les causes relatives au fonctionnement de l’institution elle-même.

A propos des causes, poursuivent-ils, « l’élément déterminant semble être l’indifférence d’une grande partie de la population à l’égard de la déclaration des faits d’état civil » quand la seconde « est le dysfonctionnement des services d’état civil consécutif au non-respect de certaines procédures la concernant et à la méconnaissance des règles par les officiers et agents d’état civil ».

D’autres causes, non moins importantes, interviennent également, soulignent-t-ils ensuite avant de citer pêle-mêle la politisation de la tenue de l’état civil, les problèmes politiques en lien avec la nationalité qui finissent par déteindre sur la qualité du registre et sur la confiance ou non que les individus ont à leur égard. Toute chose, estiment ces spécialistes, qui peut aboutir à des revendications parfois violentes créant une insécurité qui amplifie à son tour le désordre « de l’état civil » et « dans l’état civil ».

Quant à la question de la « sécurité nationale », ils ont relevé chacun en ce qui le concerne, les menaces que font peser le désordre de l’état civil et dans l’état civil sur les populations et les Etats. Ces menaces sont le risque d’apatridie pour les non enregistrés à l’état civil, la non traçabilité des individus, le vol d’identité, les identités multiples, entre autres.

Pour ces scientifiques, les menaces sur l’Etat sont l’instabilité consécutive aux revendications identitaires comme en Côte d’Ivoire, les fraudes sur les actes d’état civil (la nationalité, l’extrait d’acte de naissance, l’acte de décès, l’acte de mariage), la non maitrise de la démographie de l’Etat, les problèmes de sécurité publique et d’insécurité transfrontalière, le rôle et l’implication des forces de l’ordre (Police, gendarmerie, armée) dans leur mission lutte contre les cas de fraude à l’état civil et à qui les populations reprochent à tort ou à raison un manque de professionnalisme.

Cheik Koné avec Sercom UAO

CAF : la candidature de Jacques Anouma validée par la FIFA

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Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

La candidature de l’ivoirien Jacques Anouma à la présidence de la Confédération africaine de football (CAF) a été validée, mardi 26 janvier 2021, par le comité de contrôle de la Fédération internationale de football association (FIFA), a appris Bouaké360.

L’information a été donnée par Jacques Anouma lui-même sur sa page officielle facebook.

« Après la commission de gouvernance de la CAF, la commission de contrôle de la FIFA m’a notifié ce jour de mon éligibilité à la présidence de la CAF et à la vice-présidence de la FIFA. La voie s’ouvre pour qu’ensemble nous servions le football africain pour lui restituer lettres de noblesse et honorabilité », a annoncé, l’ancien président de la Fédération ivoirienne de football (FIF).

Dans un précédent poste mis en ligne le 25 janvier dernier, M. Anouma, s’était dit convaincu de pouvoir reformer le football africain et en faire une référence au niveau mondial en termes de jeu et de gouvernance.

L’élection à la tête de la CAF est prévue le 12 mars prochain à Rabat au Maroc malgré quelques tensions. Sur 5 candidats à la candidature, la commission de gouvernance de la CAF en a recalé un, notamment le président sortant Ahmad Ahmad, préalablement suspendu 5 ans par la FIFA de toutes activités relatives au ballon rond.

 Deux candidats (l’ivoirien Jacques Anouma et le sénégalais Augustin Senghor) ont été retenus alors que le Mauritanien Ahmed Yahya et le Sud-africain Patrice Motsepe ont vu leurs candidatures jugées recevable mais « nécessitant des vérifications complémentaires ».

Une sorte de validation partielle qui fait hausser le ton au président de la Fédération de football de la République islamique de Mauritanie (FFRIM) M. Yahya, qui menace d’engager des actions judiciaires contre cette décision qu’il juge entachée par de « graves dysfonctionnements ».

Une audition des deux candidats en question sera organisée au Caire le 28 janvier 2021 avant toute validation définitive, a fait remarquer à son tour la commission de gouvernance de la CAF.

Cheik Koné

le Burkinabé Fabrice Zango bat le record du monde du triple saut en salle

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Le Burkinabé Hugues-Fabrice Zango a battu le record du monde de triple saut en salle, ce samedi 16 janvier 2021, lors du meeting d’Aubière, à Clermont-Ferrand, dans le centre de la France.

Avec son saut de 18,07m, le jeune athlète de 27 ans rentre ainsi dans la légende de l’athlétisme, en devenant le nouveau recordman mondial du triple saut en salle. Un record qui était détenu depuis 10 ans (2011-2021) par son entraineur français Teddy Tamgho, avec la marque de 17,92 m, réalisée le 6 mars 2011 à Paris-Bercy lors des championnats d’Europe en salle.

Zango a établi cette marque historique à sa 6eme et dernière tentative dans une salle quasiment vide du Stadium Pellez de Clermont-Ferrand, pour cause de Covid-19.

En salle, le Burkinabé est le premier athlète à sauter au-delà des 18 mètres. Les records du monde du triple saut en outdoor sont actuellement détenus par le Britannique Jonathan Edwards, auteur de 18,29 m le 7 août 1995 en finale des championnats du monde de Göteborg, en Suède, et par l’Ukrainienne Inessa Kravets qui a atteint la marque de 15,50m, le 10 août 1995 lors de ces mêmes championnats.

« Franchir le cap des 18m c’est une barrière mentale qui s’effondre », a estimé le jeune athlète burkinabé après sa victoire historique.

Sociétaire de l’Artois Athlétisme depuis son arrivé en France en 2015, Hugues-Fabrice Zango brille aussi bien sur les pistes d’athlétisme que dans les études. Il prépare en ce moment une thèse en génie électrique.

Le journaliste Abou Traoré désigné président de l’UJPLA Côte d’Ivoire

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Le journaliste Abou Traoré, ancien Directeur de la Radiodiffusion, télévision ivoirienne (RTI) Bouaké, a été désigné, le lundi 11 janvier 2021, en qualité de président de la section ivoirienne de l’Union des journalistes de la presse libre africaine (UJPLA).

Cette nomination entérinée par le président de l’UJPLA, Noël Yao, devra permettre au journaliste à la retraite, Abou Traoré, de constituer dans les prochains jours une équipe qui servira à exécuter les actions de l’organisation en Côte d’Ivoire.

Journaliste d’expériences, Abou Traoré, dont le parcours est reconnu par ses pairs dans le secteur de la presse ivoirienne, devra travailler à consolider les objectifs de l’union au plan local.

Créé en août 2020 à Abidjan par des journalistes africains, l’UJPLA a pour but de défendre la liberté, la sécurité physique, morale, matérielle, sociale, économique et l’intérêt des journalistes sur le continent. Elle a pour président l’Ivoirien Noël Yao, élu pour un mandat de six ans. 

Natif de Bouaké, Abou Traoré a fréquenté au collège municipal (actuellement lycée Djibo Sounkalo) et au lycée classique 1 de ladite ville avant de se retrouver au studio-école de journalisme de la RTI, à Abidjan, dans la capitale économique du pays.  

Journaliste professionnel, ancien Directeur de la RTI Bouaké et ex-Directeur de l’Information à la direction générale de la RTI à Abidjan, le doyen Abou Traoré a aussi servi le football ivoirien en tant que secrétaire général adjoint de la Fédération ivoirienne de football (FIF) pendant plusieurs années.

Dr Yassine Fofana, un demi-siècle de combat pour normaliser la médecine traditionnelle africaine (Portrait)

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Le célèbre chercheur-pharmacien ivoirien Dr Mamadou Yassine Fofana, titulaire d’une vingtaine de brevets de formules scientifiques de médicaments à base de plantes médicinales a fêté ses 76 ans de vie en 2017 dont 41 années passées entre ses éprouvettes et les bois sacrés du continent africain pour documenter et normaliser le fabuleux travail abattu depuis des millénaires par de nombreux détenteurs anonymes des secrets de la médecine traditionnelle africaine. Retour sur le portrait de ce panafricaniste émérite, publié pour la première fois en 2017 sur le site du confrère apanews.net.

Après des études à la faculté mixte de médecine et de pharmacie de Rouen (France) où il obtient un diplôme de pharmacien-chercheur, le jeune Mamadou Yassine Fofana rentre en Côte d’Ivoire en 1976. Il est alors affecté à Korhogo dans l’extrême Nord du pays où il occupe pendant 3 ans le poste de pharmacien chef du Centre hospitalier rural (CHR) de la localité.

En 1984, il quitte la fonction publique et installe sa première officine de pharmacie à Bouaflé (Centre-Ouest) avant d’ouvrir la même année la pharmacie de la grande mosquée de Bouaké, dans le Centre-Nord ivoirien.

C’est donc à Bouaké que ce passionné de nature et de culture africaine va décider de s’installer pour mettre son savoir-faire en pratique, en vue de donner une base scientifique à la médecine traditionnelle, une science longtemps décriée par ces détracteurs de charlatanisme. Il crée donc à Bouaké, en 1990, les laboratoires Galefony, un centre de recherche et de production de médicaments à base de plantes médicinales, en partenariat avec le département de la médecine traditionnelle (DMP/INRSP) de Bamako (Mali).

Pour ce farouche africaniste, ‘’l’Africain doit avoir confiance à l’Africain parce que notre savoir-faire dans le passé a été très important et grâce aux recettes de nos ancêtres, nous avons pu survivre’’ avant l’avènement de la colonisation ‘’à travers l’exploitation des plantes que ce soit à des fins thérapeutiques ou nutritionnelles’’.

‘’L’Afrique est riche’’, pourquoi diantre, ‘’n’arrivons nous pas à comprendre cela’’ aime-t-il répéter de sa voix un peu enrouillée par le poids de l’âge.

‘’Nous avons hérité des recettes traditionnelles qui ont permis de soigner nos ancêtres depuis des millénaires. En exploitant une telle richesse, on aura la possibilité de soigner la population à moindre coût’’, fait-il remarquer avant de s’interroger ‘’quand l’invisible sera-t-il visible ?’’.

Comme pour dire que malgré tout le travail abattu dans l’ombre des laboratoires ‘’on est en train de dévaster nos forêts qui renferment les plantes médicinales (…) Nos Etats sont encore réticents pour nous accompagner dans la recherche et dans la promotion de nos produits qui sont pourtant labellisés (…) Les visas d’exploitation des produits coûtent chers et il faut les renouveler chaque 5 ans’’.

Malgré toutes ces difficultés, de nombreux témoignages attestent de l’efficacité des produits fabriqués par les soins de l’érudit ivoirien.

‘’Je suis un exemple de ceux que le Dr Fofana Yassine a sauvés’’, a, publiquement, témoigné Me Yaya Koné, lors d’une conférence animée le samedi 25 février, à Bouaké, par l’homme de science sous le thème : « Apport de la médecine traditionnelle dans les soins de santé : prise en charge des pathologies courantes ».

‘’Je souffre de la goutte et en même temps j’ai été victime d’une insuffisance veineuse du membre inférieur gauche et j’ai manqué de me faire amputé à Bouaké’’ a poursuivi Me Koné,ajoutant que ‘’je me suis rendu en Tunisie où j’ai suivi une intervention chirurgicale, je suis revenu et la maladie a repris et le Dr Yassine Fofana ici présent est celui là qui a permis que je porte à nouveau des chaussures fermées’’.

D’ailleurs, c’est au cours de cette conférence que le pharmacien-chercheur a proposé comme alternative à la mévente du cacao (un sujet qui fait beaucoup de bruits en ce moment en Côte d’Ivoire)de transformer localement ce produit afin d’en faire un médicament.

‘’Nous avons déjà commencé à utiliser le beurre de cacao pour faire des suppositoires, cela existe déjà en Europe et nous allons le faire ici en Côte d’Ivoire, alors qu’on parle de mévente du cacao’’, a souligné Dr Fofana.

Pour lui, ‘’si le gouvernement nous encourage, on pourra utiliser le beurre de cacao pour fabriquer des médicaments’’. Ce qui d’ailleurs va occasionner la création de ‘’beaucoup d’emplois’’ autant pour les planteurs que pour les employés de la chaîne industrielle qui sera créée à cet effet.

Selon le scientifique, le cacao contient une substance ‘’non excitante qui tranquillise’’. Ce produit s’il est transformé en médicament pourrait donc servir comme un puissant tranquillisant. Également, a-t-il fait savoir, ‘’la noix de cajou peut être utilisée comme bactéricide(pour tuer les bactéries), comme antimicrobien et nous pouvons transformer ses feuilles pour faire des antibiotiques et des antimycosiques (pour lutter contre les mycoses et la teigne).

C’est pourquoi il invite les pouvoirs publics à investir dans cette direction ‘’au lieu d’attendre des miettes’’ de la vente de ces produits agricoles sur le marché international.

‘’L’Etat ivoirien vient à peine de donner l’autorisation pour que nous vendons nos produits dans les pharmacies. Je fais partie de l’équipe qui encourage cela avec l’appui du ministre actuel de la recherche scientifique et de l’enseignement supérieur (ndlr : actuel ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Pr Ramata Ly-Bakayoko’’, relève-t-il.

Sur une vingtaine de produits à base de plantes médicinales dont les brevets portent son nom, seulement deux sont en ce moment ;vendus en pharmacie en Côte d’Ivoire et au Mali où il avait élu domicile parce que la législation sur la médecine dans ce pays se prêtait à sa volonté de faire reconnaître par le gotha scientifique mondial les vertus des plantes médicinales de sources africaines. Il est de retour en Côte d’Ivoire, précisément à Bouaké où il partage son temps entre son cabinet pharmaceutique au quartier Sokoura et son laboratoire du quartier Kennedy.