Côte d’Ivoire/ Anacarde : la Coop-Ca-Vica sollicite l’aide de l’Etat pour un meilleur rendement

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le président du conseil d’administration (PCA) de la Société Coopérative avec conseil d’administration du vivrier et du cajou (Coop-Ca-Vica), Arouna Konaté a sollicité, le jeudi 30 septembre 2021, un appui financier de l’Etat de Côte d’Ivoire au profit des operateurs de la filière de la noix de cajou en vue d’une amélioration de la qualité de cette spéculation dont le pays est le premier producteur mondial.

M. Konaté s’exprimait à l’occasion d’une conférence de presse qu’il a animée au siège de sa coopérative au quartier Beaufort à Bouaké.

« Quand on prend la filière anacarde, la Côte d’Ivoire est fier d’être le premier producteur mondial et c’est une fierté pour tous les ivoiriens. Mais en dehors des quantités que nous produisons chaque année nous avons besoin de produire la qualité pour cela nous avons besoin de l’aide de l’Etat », a fait remarquer d’entrée le PCA de la Coop-Ca-Vica, Arouna Konaté. A ce sujet, a-t-il poursuivi, « nous demandons à l’Etat d’initier des formations à l’encontre des operateurs que nous sommes. Nous demandons aussi à l’Etat de mettre des politiques de subventions en place pour nous permettre de produire des noix de cajou de bonne qualité ». Différents facteurs sont à la cause de la mauvaise qualité de l’anacarde ivoirien enregistrée ces dernières années. Il s’agit entre autres, selon lui, du manque d’entrepôts adéquats et de la mauvaise qualité des sacs de conservation.  

Pour remédier à cette situation, « l’Etat doit mettre à disposition la sacherie pour doter les différents producteurs. Comme nous (Coop-Ca-Vica) avons eu à le faire sur fonds propres les années précédentes », a expliqué M. Konaté.

Aussi, a-t-il ajouté, l’Etat ivoirien doit songer à mettre en place une vraie politique de sensibilisation de proximité auprès des producteurs parce que très peu parmi ces derniers ont accès aux médias. 

« En formant les Opa il est fort probable qu’on puisse atteindre ces producteurs et que le suivi soit au niveau de l’Etat sur la question de la qualité », a-t-il par la suite relevé.

 Le patron de la Coop-Ca-Vica est ensuite revenu sur une vielle promesse non tenue de l’Etat de Côte d’Ivoire.

« En 2018 il y’avait des fonds qui étaient destinés pour la construction des entrepôts, c’est-à-dire aux Opa, aux sociétés coopératives. Nous avons tous souscrits à cela en fournissant les documents que l’Etat avait demandé mais jusque maintenant il n’y a pas de retour malgré cela avec nos propres fonds nous avons construits certains entrepôts en se disant que l’Etat allait nous prendre en marche » hélas, a-t-il martelé, ajoutant que le problème de la qualité tant décriée ne saurait avoir de réponses adéquates sans une implication de tous.

Pour lui, « il ne suffit pas seulement de le dire mais il faut l’appliquer et nous-mêmes on s’est donné les moyens d’acheter des machines pour le contrôle du taux d’humilité et ceux qui n’ont pas pu le faire l’Etat doit les appuyer financièrement ».

« Nous remercions l’Etat pour ce qu’il fait pour nous mais c’est un cri de cœur que nous lançons aujourd’hui. L’Etat doit appuyer les sociétés coopératives parce que jusque là nous sommes orphelins, depuis la création de la Coop-Ca-Vica nous n’avons pas reçu d’aide venant de l’Etat, nous produisons mais nous n’arrivons pas à commercialiser », a fait remarquer Arouna Konaté, invitant le gouvernement ivoirien à la mise en place d’un fonds de garantie auprès des structures financières, qui permettra aux operateurs de la filière de l’anacarde de travailler dans la quiétude.

« On commercialise près de trente mille tonnes brutes de noix de cajou ce qui est conséquent. On nous avait dit qu’il y’avait un fonds Covid nous avons monté les dossiers mais on n’a pas eu de soutien malgré notre chiffre d’affaire. On aide l’Etat à créer des emplois mais si nous on n’arrive pas à s’en sortir on fait comment ? », s’est interrogé M. Konaté, soulignant que si la Coop-Ca-Vica disparait aujourd’hui, c’est sept mille producteurs et leurs familles qui en pâtiront.

 « Chaque année on aide nos producteurs avec des produits phytosanitaires, on les aide avec des kits scolaires et à scolarisation de leurs enfants (…), que l’Etat instruise des banques à mettre l’argent à notre disposition », a-t-il conclu.

Dans son introduction, le PCA de la Coop-Ca-Vica, Arouna Konaté a d’abord salué les actions du gouvernement en faveur du secteur de l’anacarde avant de faire un point de sa tournée entreprise auprès de plusieurs structures étatiques et régionales pour présenter sa coopérative. Selon lui, la délégation qu’il a conduite a été successivement reçue par le ministre d’Etat, ministre de l’agriculture, Kobenan Kouassi Adjoumani, ainsi que par le directeur général du conseil coton Anacarde, le docteur Adama Coulibaly et le ministre gouverneur du district autonome du Béré, Moussa Dosso.

La Coop-Ca-Vica a vu le jour en 2013 avec 40 producteurs, elle est aujourd’hui certifié par l’Etat ivoirien avec plus de 7000 producteurs à son actif qui exercent dans le secteur agricole et du vivrier en Côte d’Ivoire.

Eliezer Rodemi

Le secteur du tourisme ivoirien est « fortement » impacté par le Covid-19 (FNIH-CI)

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Dans un entretien accordé à Bouake360, le président de la Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière de Côte d’Ivoire (FNIH-CI), Lolo Diby Cléophas, fait un tour d’horizon complet sur l’état des lieux de l’industrie du tourisme et de l’hôtellerie en Côte d’Ivoire, relevant dans la foulée l’impact négatif du Covid-19 sur ce secteur avec des conséquences économiques et sociales « importantes ».

Propos recueillis par Eliezer Rodemi

Bouake360 : Pouvez-vous vous présentez à nos lecteurs ?

Je suis Monsieur Lolo Diby Cléophas, président de la Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière de Côte d’Ivoire (FNIH-CI), par ailleurs Vice-président de la Fédération Ivoirienne des Petites et Moyennes Entreprises (FIPME).

Bouake360 : La FNIH-CI, c’est quoi concrètement et quelles sont ses missions ?

Lolo Diby Cléophas : La Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière de Côte d’Ivoire (FNIH-CI), Association Patronale des Promoteurs de l’Hôtellerie, de la Restauration, des Métiers de Loisirs et Détente, a été créée en 1956 sous l’appellation de Syndicat des Hôteliers, Restaurateurs, Débitants de boissons, et Cabaretiers de Côte d’Ivoire.

C’est en 1985 qu’elle a pris la nouvelle dénomination de Fédération Nationale de l’Industrie Hôtelière de Côte d’Ivoire (FNIH-CI).

La FNIH-CI, présente sur le territoire ivoirien à travers 26 Sections, compte un peu plus de 3100 membres (point de fin décembre 2020).

Les principales missions de la FNIH-CI consistent à :

Défendre les intérêts du secteur d’activité et contribuer à promouvoir son rôle économique et social auprès de l’ensemble de ses partenaires (pouvoirs publics, secteur privé, partenaires techniques et financiers, société civile …) ;

Représenter le secteur d’activité auprès des pouvoirs publics, des administrations, des médias, du secteur privé, et d’autres instances ;

Apporter une information et une analyse d’ordre juridique, sociale et économique aux adhérents et aux différents partenaires ;

Assister et encadrer ses membres afin de contribuer à la bonne gestion et au développent de leurs activités professionnelles.

Bouake360 : Quels sont les liens qui lient la FNIH-CI et la FIPME ?

LDC : La FNIH-CI est une des 37 Organisations patronales (fédérations, Associations, etc.), membres de la FIPME.

Le 1er Responsable de la FNIH-CI est :

Un des 3 Vice-présidents de la FIPME ;

Administrateur, pour le compte de la FIPME, au sein du Conseil de Surveillance de l’Agence Côte d’Ivoire PME ;

Le Président de la « COMMISSION ENCADREMENT ET DEVELOPPEMENT DES ASSOCIATIONS DE BASE ET DES DELEGATIONS REGIONALES », après avoir présidé la Commission juridique, fiscale et parafiscale pendant environ 4 années ;

Membre du Groupe de Travail 3 « LUTTE CONTRE LA CORRUPTION ET RENFORCEMENT DE LA BONNE GOUVERNANCE », un des 6 groupes de travail mis en place par le Premier Ministre au terme du Séminaire Gouvernemental d’avril 2021.

Bouake360 : Quelles sont les difficultés auxquelles votre structure est confrontée en cette période de la pandémie ?

LDC : Le pire est passé mais les « séquelles » sont présentes.

La crise sanitaire liée au COVID-19 a touché et continue d’impacter de nombreux secteurs de l’économie mais plus particulièrement celui du Tourisme.

Tous les principaux sous-secteurs du Tourisme et des Loisirs (Agences de tourisme ; Etablissements d’hébergement ; Etablissements de restauration ; Espaces évènementiels et de loisirs, Bars et Night-clubs) sont très impactés et les conséquences économiques et sociales sont importantes, sans compter les répercussions sur les autres secteurs liés à leurs sources d’approvisionnement (l’agriculture, l’élevage, la distribution alimentaire…).

La principale difficulté demeure les soutiens financiers et les mesures d’accompagnement pour une relance pragmatique des activités des entreprises encore vivantes.

Bouak360 : Est-ce que vous avez bénéficié de l’appui de l’État de Côte d’Ivoire pendant la crise du covid-19, sinon comment avez-vous fait pour gérer la situation et tenir jusqu’à ce jour ?

LDC : Nous avons bien accueilli la mise en place des fonds de soutien, cependant, les critères et les modes opératoires de ces fonds ne sont pas adaptés à notre secteur complètement sinistré, et qui a du mal à assumer ses responsabilités fiscales, sociales, etc.

En fin décembre 2020 (Conseil des ministres du 20 janvier 2021), environ 90 PME de notre secteur ont eu un soutien de l’ordre de 2,5 milliards de FCFA. Ce, sur un total de 590 PME pour 25,55 milliards de FCFA débloqués.                                                                                                          

Or, en avril 2020, et selon une étude effectuée sur les PME du secteur (6902 PME liées à la DGI) par la FNIH-CI, les besoins étaient de 37 milliards de FCFA.

Depuis lors, les choses n’ont pas terriblement évolué. Mais le Gouvernement et les parties prenantes travaillent sur les dossiers car la volonté politique est réelle.

Bouake360 : Quelles sont les difficultés auxquelles les PME sont confrontées ?

LDC : Les difficultés sont de plusieurs ordres :

Il y a une floraison de licences d’affaires liées au secteur. Pas moins de 43 avaient été dénombrées en 2014 (Etude CCESP – BM – ES Partners). Cela engendre des inspections et contrôles souvent illégaux avec des recettes de services non règlementaires, favorisant une parafiscalité excessive, la corruption, etc.

Il y a aussi une prolifération des résidences meublées non encadrées, qui créent une concurrence déloyale aux entreprises formelles.

Par ailleurs, nous avions déjà de nombreuses préoccupations pour lesquelles nous dénonçons toujours la pertinence et/ou les taux et/ou les problèmes de traçabilité, etc. Ce sont :

La taxe de développement touristique (TDT) ;

La taxe sur les établissements de nuit ;

La taxe sur la valeur ajoutée ;

L’impôt foncier ;

La contribution des patentes ;

La prolifération des recettes de services réclamées par des ministres et d’autres démembrements de l’Etat pour leurs régies internes.

Bouake360 : Pour mieux assainir, voir booster les différentes activités menées par vos membres quelles sont les stratégies que vous pouvez proposer à l’État ivoirien.

Le Secteur du Tourisme et des Loisirs est un des rares secteurs qui a un code sectoriel.

En effet, la loi n°2014-139 du 24 mars 2014 portant code du tourisme en Côte d’Ivoire a été promulguée en 2014.

Malheureusement, ce Code du Tourisme n’a pas encore l’intégralité de ses textes d’application, surtout ceux liés à la fiscalité et la parafiscalité.

Par exemple, l’article 15 stipule : « Des taxes, redevances et autres droits peuvent être créés au profit du développement touristique. La création, le taux et l’affectation de ces prélèvements sont déterminés par décret pris en Conseil des Ministres ». Ce décret n’existe pas encore. Il y a donc des abus de toutes sortes effectuées par certaines directions de l’Administration du tourisme.

Nous avons effectué de nombreuses saisines des Autorités et des structures compétentes afin que l’Etat ivoirien puisse garantir un meilleur environnement des affaires au profit de l’Economie ivoirienne et de tous.

Bouake360 : A long terme quelles seront les grandes lignes que vous développez pour développer les différents secteurs de la fédération ?

La structure de notre économie est dominée par les PME. Dans notre Secteur, 99% des entreprises sont des PME.

C’est pourquoi, notre mandat est globalement placé sous le signe de l’implémentation des grands axes que sont :

La professionnalisation de la FNIH-CI et de ses membres ;

Le renforcement du partenariat avec l’Etat, avec le Secteur privé et avec la Société civile ;

La recherche de la compétitivité et de la qualité par un meilleur encadrement des membres ;

Le développement de grands projets et de projets majeurs au profit des membres.

Bouake360 : Dans quel état se trouve les différents acteurs de votre structure ?

LDC : Nos membres ont plusieurs types de problèmes, cumulatifs ou non, qui sont : L’absence de fonds de roulement / Les dettes accumulées durant les périodes pré-COVID-19, et de fermeture / Les charges incompressibles qui ne sont plus adaptées à nos Business Plan initiaux et à la structure actuelle de nos entreprises / La masse salariale disproportionnée à la capacité d’accueil  / La réduction du chiffre d’affaires / Les échéanciers (taxes, impôts, charges sociales, loyers, CIE…), résultants des moratoires d’accompagnement, se rajoutent aujourd’hui à nos charges ordinaires / La parafiscalité excessive.

Bouake360 : L’axe fiscal et l’axe parafiscal, un mot là-dessus.

LDC : Je suis déjà intervenu sur ces deux axes ci-haut.

Globalement, concernant le Fiscalité et la Parafiscalité, il faut retenir ce qui suit :

L’écosystème est très difficile à cause du non-respect des textes légaux et réglementaires par certains agents du secteur public, quelquefois en complicité avec certains acteurs du privé ;

L’insuffisance organisationnelle, l’absence de contrats de performance, l’absence d’observatoire ou l’insuffisance de contrôle, de certaines directions et structures sous-tutelle constituent de sérieuses menaces pour l’Economie ivoirienne.

Bouake360 : Sollicitez-vous un appui à l’endroit de l’État de Côte d’Ivoire plus particulièrement à l’endroit de votre ministère de tutelle ?

LDC : Les structures et les directions adaptées existent déjà au niveau de l’Etat et surtout au niveau du Ministère du Tourisme et des loisirs.

La vision aussi existe, matérialisée par un plan stratégique (Sublime Côte d’Ivoire) évolutif.

Notre refrain est que chacun fasse son travail dans les règles de l’art. Ce, à travers une bonne mise en œuvre de ses différentes attributions.

Si chacun s’approprie son rôle et ses responsabilités, nous travaillerons avec une belle synergie au profit de tous (Etat, Secteur Privé, populations, etc.).

Bouake360 : Nous sommes au terme de notre entretien, avez-vous un message à lancer à l’endroit de vos membres ?

LDC : Juste avant la pandémie du covid-19, la situation était la suivante :

Le Secteur du Tourisme et des Loisirs, au niveau national et régional, était en pleine croissance. Les opportunités étaient donc réelles et conformes aux missions et attributions du Ministère ;

Le nouveau Code des Investissements (2018) et certaines mesures fiscales contenaient de bonnes dispositions pour le Secteur du Tourisme et des Loisirs ;

La volonté était très forte au niveau des hautes autorités de développer les PME et des mesures et outils étaient régulièrement prises ou crées. Il fallait juste bien les mettre en œuvre.

Les fondamentaux, ci-dessus, sont toujours en vigueur.

C’est pourquoi nous encourageons nos membres à être dans de bonnes dispositions pour la maitrise de leurs droits et devoirs pour plus de professionnaliste, tout en étant des mentors et des coaches pour les structures qui sont encore dans l’informel afin de les emmener à se formaliser et à nous rejoindre.

Marché central de Bouaké : la commercialisation des places bientôt étudiée au cours d’une réunion spéciale (Maire)

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

La question de la commercialisation des places du marché central de Bouaké en reconstruction sera bientôt débattue au cours d’une « réunion spéciale et spécifique » en présence de l’ensemble des commerçants de la ville, a annoncé le mardi 1er juin 2021, Nicolas Youssouf Djibo, le maire de la commune.

Il s’exprimait à l’occasion d’une rencontre avec les acteurs locaux du secteur du commerce pour faire le bilan à mi parcours des travaux en cours sur le site du grand marché.

« J’ai constaté qu’elles (populations) sont impatientes pour la commercialisation des places du futur grand marché.  Je tiens à les rassurer, nous allons faire une réunion spéciale et spécifique avec les commerçants au cours de laquelle nous allons débattre de toutes les questions relatives à la commercialisation », a fait savoir le maire Djibo. Dans deux ou trois mois, a-t-il promis « nous reviendrons ici avec nos commerçants pour rentrer dans les détails de cette commercialisation. C’est lorsque tout le monde sera au même niveau d’information que pourra effectivement débuter la commercialisation des places ».

Le maire de Bouaké s’est dit ensuite « satisfait » quant à l’avancée des travaux sur le site de reconstruction.  

« La construction du marché était répartie en deux lots, à savoir le lot A et le lot B. Le lot A vient de se terminer. Dans la première semaine du mois de juin l’emprise du site sera cédée à l’entreprise Mota Engil, pour le démarrage du lot B », a-t-il relevé à ce sujet.

Donc, a conclu Nicolas Djibo « vous voyez nous sommes à un tournant parce que jusque là, la population ne voit pas véritablement les constructions poussées, elle ne voit que l’esplanade avec de grands travaux. Ce qui est important pour elle, c’est de voir les bâtiments. A partir de ce mois les premières briques seront posées et les bâtiments vont pousser ».

Entièrement ravagé par un incendie en 1998 (23 ans), le marché central de Bouaké est en cours de reconstruction sur une superficie de 8,4 hectares. Il s’agit donc du plus grand marché couvert de l’Afrique de l’ouest qui pourra accueillir environ 10 000 commerçants dont 8 000 sur le grand marché et 2000 sur un marché annexe.

Financé à hauteur de 30 milliards de francs CFA par la France, à travers le Contrat de désendettement et de développement (C2D), le chantier avait été lancé fin décembre 2019 par les présidents, ivoirien Alassane Ouattara et français Emmanuel Macron lors d’une visite officielle de ce dernier.

Cheik Koné

Côte d’Ivoire : le prix maxima de la tonne de ciment fixé à 90 000 Fcfa (Officiel)

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le prix maxima de la tonne de ciment est désormais fixé à 90 000 Fcfa à Abidjan, San Pedro et dans un rayon de 300 km et à 95 000 Fcfa au delà de 300 km, annonce le ministère ivoirien du commerce et de l’industrie dans un communiqué rendu public le mardi 11 mai 2021.

Une flambée des prix de revente du ciment était constatée depuis quelques jours en Côte d’Ivoire, notamment à Bouaké, dans la deuxième ville du pays où la tonne de ce matériau de construction était négociée entre 100 000 et 110 000 voire 120 000 Fcfa selon les points de vente.

Selon le texte signé par le ministre Souleymane Diarrassouba, qui dit tenir compte de la « crise énergétique » qui touche le monde, les prix maxima du ciment sur toute l’étendue du territoire national sont désormais fixés comme suit : la tonne du ciment CPJ 32.5 coûte à la sortie d’usine 73 000 FCFA. En détail à Abidjan, San-Pedro et dans un rayon de 300 km, elle coûte 85 000 Fcfa et au-delà de 300 km, 90 000 Fcfa.

Quant à la tonne du ciment CPJ 42.5, elle coûte à la sortie d’usine 75 000 Fcfa et est revendue à 90 000 Fcfa à Abidjan, San-Pedro et dans un rayon de 300 Km. Au-delà, elle coûte désormais 95 000 Fcfa, précise le document.

Par ailleurs, le sac de 50 kg du ciment CPJ 32.5 coûte 4250 Fcfa à Abidjan et San Pedro et dans un rayon de 300 km et au delà à 4500 Fcfa.

Le sac de ciment CPJ 42.5 coûte pour sa part 4500 F cfa à Abidjan contre 4750 Fcfa dans un rayon de plus de 300 km.

Toujours à Bouaké, dans le centre ivoirien, le paquet de ciment est en ce moment négocié entre 5000 et 6000 FCFA.

« Le ministre du commerce et de l’industrie tient à rassurer les populations que toutes les dispositions sont prises, de concert avec les industriels, pour assurer l’approvisionnement régulier du marché », conclut la note, soulignant que le non-respect des prix sus indiqués expose les contrevenants à des sanctions prévues par la réglementation.

Depuis quelques années, le secteur de la cimenterie est en pleine croissance en Côte d’Ivoire. Il est passé de 3 unités industrielles en 2010 avec une capacité de production de 2 800 000 tonnes et un besoin de consommation de 1 800 000 tonnes à 10 unités d’une capacité de production de 12 millions de tonnes pour une demande nationale de 4 millions à fin 2018.

Cheik Koné

Flambée des prix du ciment à Bouaké

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Une flambée des prix du ciment est observée depuis quelques jours sur le marché ivoirien notamment à Bouaké, dans la deuxième ville du pays où le paquet de 1Kg de ce matériau de construction est revendu presqu’au double du prix homologué par l’Etat, a constaté Bouake 360 sur place.

A Bouaké, dans le centre ivoirien, au lieu de 3500 FCFA, le prix habituel de revente, le paquet de ciment est négocié en ce moment entre 5000 et 6000 FCFA selon les points de vente.

Ainsi la tonne de ciment qui était cédée à 70 000 FCFA avant la pénurie passe donc de 100 000 à 110 000 voire 120 000 FCFA d’un revendeur à l’autre, soit une hausse allant de 30 000 à 40 000 FCFA.

Pour le moment, aucun communiqué officiel tant du coté du gouvernement que de l’Association des producteurs de ciment de Côte d’Ivoire (APCCI) ne fait cas de cette situation.                                         

Cependant, selon des témoignages recueillis auprès de certains commerçants, cette hausse vertigineuse du prix du ciment serait causée par le déficit d’électricité en cours dans le pays depuis plusieurs semaines.

« En attendant une version officielle qui viendrait confirmer ou infirmer cette assertion des revendeurs, je suis obligé de suspendre le projet d’achevement de mon domicile parce que le budget que j’ai préparé n’est plus d’actualité », fait remarquer, visiblement agacé, un client retrouvé en pleine discussion dans une quincaillerie au quartier Sokoura, dans l’est de Bouaké. « Vivement, que le gouvernement se penche au plus tôt sur cette situation vraiment désobligeante », complète-t-il, le regard calculateur.

Depuis quelques années, le secteur de la cimenterie est en pleine croissance en Côte d’Ivoire. Il est passé de 3 unités industrielles en 2010 avec une capacité de production de 2 800 000 tonnes et un besoin de consommation de 1 800 000 tonnes à 10 unités d’une capacité de production de 12 millions de tonnes pour une demande nationale de 4 millions à fin 2018.

Cheik Koné

Alerte/ La BECEAO dément la mise en circulation d’un billet de 50 000 F CFA

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

La Banque Centrale des États de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO) a démenti la mise en circulation prochaine par ses services d’un nouveau billet de 50 000 F CFA, s’indignant contre cette fausse information (fakenews) abondamment relayée sur les réseaux sociaux.

Autonomisation : Diéto offre 13 millions FCFA aux femmes de Diabo

Bouaké360-Diabo (Côte d’Ivoire)

Le président de l’association « Agir pour le Gblo » (APG), Diéto Kouamé Marcel a offert jeudi 04 mars 2021, treize millions de francs CFA à plusieurs associations de femmes de la sous-préfecture de Diabo, dans le centre ivoirien, a constaté Bouaké360 sur place.

Ce don qui rentre dans le cadre d’un vaste programme initié par le généreux donateur à travers un partenariat entre son association et une structure financière de la place, vise entre autres à réduire la pauvreté à Diabo en donnant les moyens de leur autonomisation financière aux femmes et jeunes de cette ville.

« L’objectif est d’amener la jeune génération et nos parents à se prendre véritablement en charge de par leurs différentes activités rémunératrices de revenue », a fait savoir Diéto Kouamé Marcel.   

Pour ce jeune cadre de Diabo, cette aide financière est une réponse crédible face « aux langues mielleuses des hommes politiques qui ne manquent point d’occasion à utiliser ces braves populations quand l’aubaine se présente à eux » pour des postes électifs.

Plusieurs témoignages dans cette localité située à une dizaine de km au nord-ouest de Bouaké font état de « la générosité légendaire » de ce fils du peuple Gblo.

On compte parmi les réalisations de M. Dieto de nombreuses œuvres sociales dont la réhabilitation des bâtiments de l’école primaire de Télébopkli décoiffés par une tornade en mars 2020, des dons de kits scolaires aux enfants les plus démunis, la construction de 3 salles de classe plus un bureau dans le village de Yomien-kouadiokro, des dons de matériel pour lutter contre la covid-19 ainsi que la réhabilitation partielle de l’hôpital et la réparation de l’ambulance de Diabo.

Aussi, complètent d’autres temoignages, « Diéto a également offert des pots de peinture au lycée municipal Nanan Khissy Beynioua, redonné le sourire à plus de 175 orphelins et enfants issus des familles démunies en organisant un arbre de Noël à Diabo, au cours duquel  180 veuves ont reçu des vivres et des non vivres pour les fêtes de fin d’année ».

Eliezer Rodemi

La SOTRA annonce son arrivée à Bouaké avec une parade de 5 autobus

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Le projet d’installation de la Société de transport abidjanais (SOTRA) à Bouaké a franchi un pas décisif ce mercredi 24 févier 2021 avec la parade de cinq autobus à travers les grandes artères de la deuxième ville ivoirienne, a constaté Bouaké360.

Cette parade accompagnée de coups de klaxon de quelques autobus flambant neufs a marqué cette arrivée de la SOTRA à Bouaké à la « surprise » ou à « la satisfaction » de quelques habitants qui se sont rassemblés au bord de la route pour contempler le spectacle.

Vieux projet datant de plusieurs décennies, l’installation de la SOTRA à Bouaké, dans le chef lieu de région de Gbêkê est donc devenue une réalité depuis ce mercredi matin, en attendant l’ouverture officielle des lignes. La SOTRA prévoit donc d’opérer progressivement en commençant par 5 grandes lignes traversant la ville du nord au sud et de l’est à l’ouest, avec plus d’une centaine d’arrêts et une gare centrale au cœur de la ville.

En septembre 2020, le Conseil des ministres avait officiellement acté le projet en mettant à la disposition du ministère des transports trois hectares de terrain destinés à la construction de la nouvelle gare centrale de la SOTRA à Bouaké.

Le ministre des transports, Amadou Koné, fils de la région de Gbêkê et de Bouaké a pesé de tout son poids pour la réalisation effective de ce vœu longtemps caressé par les Bouakéens, de voir les autobus de la SOTRA déambulés à travers les quartiers de la ville.

Cheik Koné

La Côte d’Ivoire dispose d’un fort potentiel touristique avec des destinations de rêve (Professionnel)

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

Dans une interview accordée à Bouaké360, Vincent Brou, un professionnel du tourisme fait un tour d’horizon complet sur ce métier qui nécessite de la passion, du courage, de la formation, de l’adaptation et de la connaissance. Pour lui, c’est la méconnaissance du tourisme qui fait dire aux uns et autres que c’est une affaire de blancs ou de riches. Il faut donc, selon lui, plus de promotion autour de ce secteur qui a subi de plein fouet la pandémie de la Covid 19.

Propos recueillis par Eliezer Rodemi

Bouaké360 : Présentez vous à nous.

Je suis Vincent Brou, Agent de Tourisme, responsable du service tourisme de Kyam Voyages.

Bouaké360 : Parlez nous un peu de votre structure

 Kyam Voyages dirigée par Mme Eva Traore, a été créée en mars 2020. Sa mission essentielle est de faire du tourisme un maillon essentiel du développement.  Après une année de dure épreuve marquée par la pandémie de la covid 19, Kyam Voyages a participé à plusieurs activités à caractère culturel et touristique. Que sont entre autres, l’inauguration de l’Usine Foods’co Sa à Béoumi le samedi 06 Février 2021, une sortie détente « Love Day’s Ecolo » le dimanche 14 février 2021 au domaine Bini où le coach en développement, Mme Odile Pohann, psychopédagogue a animé une causerie débat sur le thème « Comment entretenir la flamme de l’Amour dans le couple ».

Bouaké360 : Quelles sont les difficultés auxquelles vous êtes confrontées quotidiennement dans l’exercice de metier ?

Les difficultés sont nombreuses mais ne peuvent en aucun cas nous freiner dans la réalisation de cette noble mission. La méconnaissance du tourisme, considéré comme une affaire de blancs ou de riches. C’est un problème de culture.  Il y a la pandémie de la covid 19 qui a causé d’énormes inconvénients avec les restrictions imposées au secteur. Le secteur des voyages et du tourisme ont été fortement marqués. De nombreux voyages d’été 2020 ont été annulés par des touristes.                              La fermeture partielle ou totale des bars, les établissements d’hébergement et de restauration, les sites touristiques etc. ont eu des impacts très significatifs sur le plan économique et social.                           Sans oublier l’insécurité avec le phénomène des enfants en conflit avec la loi, l’instabilité sociopolitique créent des psychoses pour les sorties de groupe. On peut parler également de la dégradation avancée de certains sites et routes, la cherté de la vie, le manque de professionnalisme de certains acteurs ou personnel du site (guides et hôteliers) sont autant de problèmes qui jouent sur les activités.

Bouaké360 : Êtes-vous reconnue par votre ministère de tutelle, c’est à dire le ministère du tourisme et des loisirs ? Si oui un message à lancer au ministre pour qu’il puisse encore rehausser l’image du tourisme en Côte d’Ivoire.

 Oui, l’agence Kyam voyages est reconnue par le ministère du tourisme. Nous œuvrons dans la logique de faire la promotion du tourisme ivoirien. Notre souhait à l’endroit du ministre c’est d’initier des formations des guides de tourisme et des renforcements des capacités des acteurs. Que le ministère, Côte d’Ivoire tourisme, les collectivités territoriales et autorités administratives travaillent en synergie. Il faut donc sensibiliser la population ivoirienne sur l’importance du tourisme. Il faut plus de promotion et permettre aux ivoiriens de voyager aisément dans leur pays afin découvrir la Côte d’Ivoire.

Bouaké360 : Est-ce que la Côte d’Ivoire regorge encore des sites touristiques dignes qui remplissent toutes les conditions qui peuvent attirer les touristes internationaux ou favoriser le tourisme local ?

Oui, la Côte d’Ivoire dispose d’un fort potentiel touristique. Des destinations touristiques qui méritent d’être visitées. Nous n’avons pas à envier les autres pays. Par exemple, avec une superficie d’environ 500 km avec des plages classées parmi les plus belles et les plus contrastées de la sous région, le littoral présente des plages de sables fins avec des plantations de cocotiers au sud-est (Abidjan-Bassam-Assinie) et une succession de falaises rocheuses et de criques sableuses sur les côtes du sud-ouest (Grand-Lahou-Fresco-Sassandra-San Pedro).

La Côte d’Ivoire est riche culturellement avec une soixantaine d’ethnies (danses, masques, traditions, gastronomie et vêtements).

En terme de Tourisme religieux, nous avons la Basilique Notre Dame de la Paix à Yamoussoukro, la Mosquée centenaire de Kong, la Grotte Mariale Notre Dame de la Délivrance d’Issia, le Sanctuaire Marial d’Attecoube, les mosquées de Bondoukou, surnommée la ville aux mille mosquées, la Cathédrale Saint Paul d’Abidjan, la mosquée de Kouto.

En termes de Tourisme d’affaires, la Côte d’Ivoire se classe au troisième rang en Afrique derrière le Nigeria et le Maroc. Nous avions à ce propos plusieurs espaces de réunions et de conférences telles que les complexes hôteliers etc.

Plusieurs autres sites et attraits favorisent la pratique du tourisme à savoir les singes sacrés de Gbêpleu, les cascades naturelles de Zadepleu, les ponts de lianes dans la région du Tonkpi notamment à Lieupleu et Vatouo, le Parc national du Banco, le Jardin Botanique, le musée du Costume, Domaine Bini, Green Valley, N’zi River Lodge à Bouaké, le centre de la Côte d’Ivoire se trouvant à Béoumi,

Les tisserands de Waraniené à Korhogo, le Parc National d’Azagny, Parc National de la Comoé, la Barque de Manet à Tiassalé, Les rochers d’Ahouakro, la Cour royale de Moossou, la Fondation Félix Houphouët Boigny à Yamoussoukro, le lac aux Caïmans etc. sont autant de sites à découvrir.

Bouaké360 : Êtes vous membre d’une association ou d’une fédération ? Si oui et est-ce que pendant la crise sanitaire de la covid-19 vous avez bénéficié d’un fonds d’appui ?

Nous sommes membres de la Fenitourci (Fédération nationale de l’industrie touristique de Côte d’Ivoire), APV (Association des professionnels de Voyages). Nous sommes également membres de plusieurs plateformes de Tourisme sur les réseaux sociaux tels que le Réseau Africain des Professionnels du tourisme, qui comprend une trentaine de pays francophones et le Rwanda, dirigé par Kouadio Marcel Gougou du ministère du Tourisme. Le Réseau ivoirien de Tourisme et de Culture dirigé par Akueson Nandouhard.

Non nous n’avons pas bénéficié de fonds d’appui de l’Etat.

Bouaké360 : Un message à lancer à l’endroit des jeunes qui veulent embrasser ce métier et en général à cette jeunesse qui aime le gain facile.

 La recherche de gain facile conduit à plusieurs sortes de déviations nuisibles. Nous lançons un appel à la jeunesse d’embrasser ce métier qui nourrit son homme et lui donne une dignité. Car le travail éloigne de nous trois grands maux comme le dit Voltaire (ndlr : l’ennui, le vice et le besoin). Cependant, le métier du tourisme nécessite de la passion, du courage de la formation, et de l’adaptation, de la connaissance. Il faut accepter de se former car qui se forme progresse.

Bouaké360 : Quels sont les objectifs à atteindre pour que votre structure se positionne comme l’un des leaders au niveau du tourisme ?

 Notre objectif est de nous distinguer de l’image d’agence de voyages traditionnels à travers la mise en place de services diversifiés et différents. Nous recherchons toujours le meilleur rapport qualité prix pour permettre à nos clients de réaliser leurs rêves de voyages. C’est pourquoi nous faisons preuve d’originalité et de créativité dans l’élaboration des circuits touristiques. Par ailleurs, nous mettons un accent particulier sur la promotion du tourisme intérieur. Mettre un point d’honneur sur l’écotourisme, le tourisme durable et communautaire.

Bouaké360 : Est-ce que ce secteur est pourvoyeur d’emplois si l’État s’y investi réellement ?

Le tourisme est une source de richesse incommensurable. La Côte d’Ivoire, notre pays regorge d’énormes potentialités touristiques. À cet effet, le tourisme peut contribuer au développement de ce beau pays car, l’activité touristique implique plusieurs chaînes. Par exemple, la venue d’un touriste favorise l’implication des agents des services hôteliers, des guides, des restaurateurs, des artisans et même des loueurs de véhicules etc. C’est donc un secteur dynamique en termes d’emploi dont l’état ivoirien gagnerait à s’impliquer véritablement. Il faut donc saluer le Ministre du Tourisme à travers sa politique de développement du tourisme dénommée « Sublime Côte d’Ivoire », stratégie touristique ivoirienne 2025.

Bouaké360 : Nous sommes au terme de notre entretien quel sera votre mot de fin ?

Que les ivoiriens visitent leur pays, pour connaître l’histoire de chaque peuple et que le ministère, Côte d’Ivoire tourisme, les collectivités territoriales et les autorités traditionnelles travaillent en synergie parce que le tourisme a un message culturel et de paix. Aussi, Le tourisme est lié à tous les secteurs d’activité. C’est donc un levier important pour le développement d’une nation comme la Côte d’Ivoire. Toutefois il faut un environnement propice à sa pratique. Il faut que l’Etat y mette les moyens nécessaires et inculque la culture du tourisme aux nationaux. La Côte d’Ivoire a des atouts et il faut la volonté pour y arriver. Je vous remercie.

La COOP-CA-VICA sensibilise sur l’amélioration de la qualité de la noix de cajou

Bouaké360-Bouaké (Côte d’Ivoire)

La Coopérative avec conseil d’administration du vivrier et du cajou (COOP-CA-VICA) a procédé samedi 13 février 2021, à Bouaké, au lancement d’une campagne de sensibilisation sur la préservation et l’amélioration de la qualité de la noix brute de cajou.

Cette opération en prélude à l’ouverture effective de la campagne de commercialisation 2021 a pour entre autres objectifs d’informer, sensibiliser et impliquer étroitement les acteurs de la filière dans la gestion de la qualité de la noix brute de cajou. Au cours de cette campagne, les populations des zones de production seront donc informées successivement sur la nécessité de la préservation et l’amélioration de la qualité de cette spéculation.

«  Il s’est agi spécifiquement de sensibiliser les producteurs à commercialiser que des produits bien séchés et bien triés » d’une part et d’autre part « sensibiliser les acheteurs et les exportateurs à acheter que des produits bien séchés et bien triés et enfin attirer l’attention de l’ensemble des acteurs sur l’enjeu que représente la bonne qualité pour un développement durable de la filière anacarde ivoirienne », a fait savoir le Président directeur général (PDG) de la COOP-CA-VICA, Arouna Konaté.

Apres lui, Bertin Adou, technicien en qualité, a expliqué quand à lui les différentes étapes de production de la noix de cajou qui comprend trois phases que sont le ramassage des graines, le séchage et l’entreposage.

« Notre rôle aujourd’hui est de dire aux producteurs de fournir des produits de qualité. Pour ce faire, ils doivent ramasser régulièrement les noix de cajou, une fois au sol, elle ne doit pas durer plus de 4 jours », a indiqué M. Adou, ajoutant qu’après le ramassage, les produits doivent être bien séchés puis triés et enfin bien stockés dans des sacs et sur des palettes dans un magasin aéré.

C’est à ce prix, a-t-il conclu, que les producteurs pourront jouir du fruit de leur labeur.

A son tour de parole le délégué général de la COOP-CA-VICA, Issa Traoré a relevé que c’est grâce à la qualité de ses produits que la Côte d’Ivoire pourra avoir de meilleurs prix sur le marché international.       

 « La COOP-CA-VICA s’est assignée pour objectif 50 000 tonnes et ambitionne mettre sur pied une usine de transformation dans les mois à venir au cours de cette campagne », a ensuite révélé M. Traoré.

Rappelons que pour la campagne 2020, cette coopérative a produit 17 000 tonnes de noix de cajou, malgré la pandémie de la COVID-19. D’où son cri de cœur à l’État de Côte d’Ivoire pour l’octroie d’une aide financière qui lui permettra de faire face aux besoins sociaux de ses producteurs en ce démarrage de la campagne de commercialisation 2021.

Pour cette campagne 2021, le prix plancher bord champ de la noix de cajou brute est fixé à 305 FCFA.

Eliezer Rodemi